Laurence Crespin
Yun-Jung Song
Les Sauvagesques
Présentation des expositions – sur réservation
Samedi 01 juillet à 16h30
Dimanche 02 juillet à 11h30
Vernissage
Samedi 01 juillet à 18h
Laurence Crespin
L’artiste vit et travaille à Paris.
Son sens de la spatialité, son goût de l’épure étaient qualités de longue date. Elle fait le choix de la rigueur formelle, dans son approche minimale de certains objets ou minéraux. Pour mieux faire vibrer la lumière sur cette « peau d’émail » qui donne corps à son panthéon formel, elle aime répéter ses volumes. La variété des surfaces obtenues – coulures contrôlées, lissage, granulations, écaillures, moisissures, salpêtre, torchis ou béton banché, aspect gras, velouté de cire – déjoue l’apparente restriction des gammes colorées d’émaux. Mais c’est l’usage du noir qui a toute sa préférence. Il est devenu sa quête, peut-être même sa carte d’identité. Sa matité, son éclat, sa lumière, sa matière guident son travail, le grès révélant au mieux son grain et sa chamotte. Quand on entre ainsi de plain-pied sur ce terrain « à risque » du noir, l’allusion à l’œuvre du grand Pierre Soulages semble alors inévitable. Dans ses dernières œuvres, la céramiste se rapproche des fameux « Noirs-Lumières » du peintre, par la multiplicité des champs métaphoriques qu’elle ouvre pour le regard et pour l’esprit. Charbon, goudron, pétrole, encre de seiche : les noirs de Laurence nous absorbent, incitent à la concentration, à la déférence muette face à une telle capacité à produire de la beauté par toujours plus de soustraction et d’ascèse. Avec elle, le noir n’est décidément plus la couleur de l’ennui, mais celle de l’éloquence.
Texte (extrait) : Frédéric Bodet
Yun-Jung Song
Les Sauvagesques
L’artiste est originaire de Corée du Sud. Elle vit et travaille à Strasbourg.
Sa pratique de prédilection est le modelage, qui est une technique ancestrale dans le monde entier. Ce qu’elle apprécie particulièrement, et qu’elle essaie de transmettre, c’est le sentiment que chaque pièce semble parcourue d’un souffle vital et dotée d’une personnalité propre. Son objectif serait d’offrir un univers inspirant, onirique et imparfait, contrastant avec un monde réel et ordinaire.
Elle est perpétuellement en quête de ses origines à travers ses œuvres, empreintes de mythes et légendes de son enfance en Corée. Histoire familiale, songes et contes se mêlent dans ses sculptures centrées sur l’humain mais peuplées d’arbres et d’animaux. Ses sculptures renvoient à certaines croyances, en questionnant l’absence et en recherchant l’émerveillement. Ses visions, parfois mystérieuses, évoquent souvent des questions de mémoire, de nostalgie, de solitude et de déracinement, comme une tentative de redécouvrir une enfance oubliée ou perdue, ou encore mettent en scène un dialogue entre esprits et vivants, à travers une symbiose, une confrontation, et un cycle entre humains et nature.


